Une étude publiée lundi dans la revue scientifique Nature Geoscience prévoit que le Groenland pourrait être privé de glace en 2100. La fonte de la calotte glaciaire promet de nouvelles routes maritimes et cela aiguise les appétits des États-Unis. En revanche, ce serait une catastrophe environnementale.
Très rapidement après l'intervention au Venezuela, Donald Trump a évoqué la question du pétrole. Le pays a les réserves les plus importantes au monde, mais les Etats-Unis les exploitaient déjà par le biais de l'entreprise Chevron. Cette opération a fait s'effondrer le cours du baril et les entreprises pétrolières seront bien réticentes à investir dans un pays rendu encore plus instable. Si tel était le motif de l'intervention, le calcul américain semble donc mauvais!
La publicité de Noël d'Intermarché a été un succès, mais l'ONG de défense des océans Bloom a alerté l'organe de déontologie de la publicité. Pourquoi ? Décryptage. Déjà, la publicité d'Intermarché n'est pas clairement identifiée comme telle, on pourrait la confondre avec une fiction et ne pas percevoir le message commercial. Ensuite, le loup renonce à manger des animaux terrestres, mais pas les poissons! Or le groupe Intermarché possède une flotte de pêche industrielle dont l'ONG dénonce l'impact.
Pesticides, déforestation et émissions de gaz à effet de serre : l'accord UE-Mercosur aurait des conséquences environnementales importantes. Un "mécanisme de rééquilibrage" prévu dans l'accord prévoit notamment que si l'une des deux parties impose des règles "défavorables au commerce", par exemple l'interdiction d'importation d'aliments traités avec certains produits, l'autre puisse demander des compensations. Un frein évident à toutes les décisions environnementales que pourrait prendre l'UE.
La Commission européenne est revenue sur l'interdiction de vente de véhicules thermiques neufs à partir de 2035. Une flexibilité qui était demandée par les constructeurs automobiles, persuadés qu'ils ne seraient pas prêts pour l'échéance. Pendant ce temps, la Chine, qui a investi massivement dans la construction de voitures électriques, s'apprête à exporter massivement ses véhicules. L'industrie européenne ne fait pas le poids face à cette concurrence.
Des chercheurs ont publié, dans la revue scientifique Nature Climate Change, des projections sur la fonte des glaciers à la fin du siècle. À +1,5 °C de réchauffement climatique, la moitié aura disparu. À +2,7 °C, notre trajectoire de réchauffement actuel, nous perdrons 80 % des glaciers. Or ces géants de glace sont d'immenses châteaux d'eau essentiels pour alimenter des régions arides comme les abords des Andes ou le sous-continent indien.
Les premiers vecteurs de la dermatose nodulaire sont les stomoxes, des mouches d'étable qui se nourrissent du sang des animaux. Contrairement au chikungunya ou à la dengue, la maladie n'est pas transmise par un insecte qui a migré à la faveur du réchauffement climatique. Un animal infecté a été introduit en France, puis les mouches ont propagé le virus. Avec les hivers plus doux, les mouches peuvent survivre plus longtemps dans l'année, ce qui rallonge la période à risque d'épidémie.
La Commission européenne a proposé ce mercredi une série de modifications sur les obligations environnementales imposées aux entreprises. Ce "paquet législatif" est censé faire économiser un milliard d'euros par an aux entreprises et améliorer leur compétitivité. Mais les ONG et la gauche européenne dénoncent l'absence d'étude d'impact de ces modifications. Ils craignent des effets sur la santé des Européens et des dommages environnementaux.
Ce mercredi, la Commission européenne va proposer de simplifier le recours aux pesticides et autres produits phytosanitaires. Les fabricants n'auront plus à demander régulièrement des autorisations de mise sur le marché de leurs molécules, au grand dam des scientifiques, qui rappellent que la dangerosité de certaines molécules est découverte après des années d'utilisation. Des centaines de chercheurs français ont écrit une lettre ouverte au Premier ministre pour appeler à la prudence.
La COP20 CITES, sur la protection des espèces menacées, a abouti à la restriction et à l'interdiction de commercialisation de 70 espèces de requins et de raies. En revanche, le Japon a mené avec succès une campagne pour faire rejeter la demande de protection des anguilles et des concombres de mer qui sont largement consommés dans l'archipel. La prochaine COP CITES aura lieu dans trois ans au Panama.
Les eurodéputés de droite et d'extrême droite ont voté pour repousser d'un an l'entrée en vigueur du règlement sur la déforestation importée. Le texte visait à freiner la déforestation en interdisant l'importation dans l'Union européenne de produits issus de zones déforestées après 2020. C'est la deuxième fois en un mois que le PPE s'allie à l'extrême droite pour mettre des dispositions du Pacte vert européen en échec.
Le parc Vantara est accusé d'avoir importé depuis 2022 des milliers d'animaux pourtant classés parmi les espèces protégées. Si la direction du parc affirme vouloir protéger ces animaux menacés, des ONG et la CITES, l'organe chargé de classer les espèces protégées, s'inquiètent du flou sur la provenance des pensionnaires du parc. Vantara pourrait ainsi encourager le braconnage. L'Inde a échappé à une condamnation à la COP20 CITES qui se déroule en ce moment, grâce notamment aux Etats-Unis.
Selon le rapport Spotlight, conduit par l'ONU et l'Union Européenne, le changement climatique aggrave les violences faites aux femmes. Le réchauffement climatique actuel de +1°C entraîne une augmentation de 4,7 % des violences conjugales. L'ONU réclame que la protection des femmes soit davantage prise en compte dans les plans d'adaptation au changement climatique.
Une fois de plus les résultats d'une COP sont critiqués pour leur manque d'ambition et d'efficacité. Une inefficacité face au réchauffement climatique encore accrue en raison des tensions internationales. En effet, l'accord issu de la COP30 a éludé les questions de la sortie des énergies fossiles et de la lutte contre la déforestation. La présidence brésilienne de cette conférence a promis une feuille de route sur ces sujets pour les pays "volontaires", mais sans obligation.
Alors que la COP30 est entrée dans sa dernière phase de négociations, le président brésilien Lula est retourné à Belem pour tenter de peser sur les négociations. Il entend arracher un accord, incluant notamment une feuille de route sur la question de la sortie des énergies fossiles. La conférence sur le climat doit prendre fin vendredi mais les négociations pourraient durer.
Alors que la COP touche à sa fin, les progrès sur la réduction du méthane restent faibles, malgré son rôle majeur dans le réchauffement climatique. Ce gaz, 28 fois plus puissant que le CO2 (sur 100 ans), mais qui ne reste qu’une douzaine d’années dans l’atmosphère, offre pourtant un levier rapide d’action. Selon l’ONU, ses émissions continuent d’augmenter alors que des solutions pourraient les réduire de 32 % d’ici 2030.
A la COP30 , la conférence de l'ONU sur le climat qui se tient au Brésil, les négociations entrent dans la phase finale. Après une semaine de discussions techniques plutôt productives, les ministres des Etats, arrivés lundi à Belem, vont devoir plancher sur une déclaration de consensus auprès des 194 pays présents. Mais les désaccords restent nombreux, avec des sujets de blocage majeurs.
Les ministres des Finances de l’UE débattent à Bruxelles de la révision de la directive sur la taxation de l’énergie. Le texte vise à taxer davantage les énergies fossiles et à encourager les renouvelables, mais maintient jusqu’en 2035 l’exonération du kérosène et du fioul maritime. Jugé trop favorable aux secteurs polluants, ce compromis, accusé de freiner les objectifs climatiques européens, indigne les ONG environnementales. Son adoption requiert l’unanimité des 27.
En pleine conférence de l'ONU sur le climat, l'Agence Internationale de l'Energie a publié son rapport annuel sur les perspectives énergétiques mondiales. Grâce à leur coût avantageux, les énergies renouvelables se développent désormais plus vite que les fossiles. Mais pas suffisamment pour réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre, alors que la demande énergétique explose.
La COP30 se déroule au Brésil, en l'absence des États-Unis, premier producteur mondial de pétrole et deuxième émetteur de gaz à effet de serre. Un événement inédit depuis 30 ans, lié à la politique climatosceptique de Donald Trump, qui pousse également les autres pays à abandonner leurs objectifs climatiques et à relancer les énergies fossiles. Sur place, l'absence de représentants de haut niveau américains est donc perçue comme une opportunité pour avancer, sans le blocage des États-Unis.
La COP30 vient de s'ouvrir à Belém au Brésil. L'occasion de faire le point, dix ans après l'Accord de Paris sur le climat. Si la trajectoire du réchauffement est passée de +4 °C à environ +2,5 °C, les engagements restent insuffisants pour rester sous la barre des +1,5 °C, l'objectif le plus ambitieux de cet accord. En 2025, beaucoup de pays n’ont pas rendu leurs nouveaux objectifs climatiques, les CDN. La question de la sortie des énergies fossiles reste le principal défi.
Tout juste élu maire de New York, le socialiste Zohran Mamdani n’a pas placé la crise climatique au cœur de sa campagne, mais son parcours montre un engagement pour l'écologie et le climat. Opposition à des projets de centrales à gaz, soutien à des lois favorisant les renouvelables, le jeune maire cherche à allier écologie et justice sociale dans son programme, en promettant d'améliorer la qualité de vie et l’accès à une ville plus durable pour tous.
À quelques jours du début de la COP30 au Brésil, les ministres européens de l'Environnement tentent d'arracher un accord sur la réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre pour la période 2035-2040. Une feuille de route climatique attendue depuis des mois alors que l'Europe doit prouver qu'elle est toujours à la hauteur de ses engagements pour le climat.